Découverte hier de la Baie de Somme, un lieu que je savais magique, mais que je ne connaissais pas encore, bien qu’il ne soit qu’à deux heures de voiture de Lille. Mais c’est rassurant de ne pas encore avoir tout vu tout connu, sinon qu’est-ce que l’on s’ennuierait !
Direction Saint Valéry sur Somme, sur la rive sud de la baie.
Trois villes en une :
- le quartier du port, joli mais hyper touristique… un bon point pour la promenade en bord de Somme, le trottoir de bois, puis l’allée ombragée sont très agréables ! On ne se lasse pas de regarder cette partie de la baie face à Saint Valéry : l’eau du chenal, le sable et ses couleurs changeantes, selon qu’il est sec, mouillé, à l’ombre ou au soleil ; derrière le chenal, les pâturages naturels et ses troupeaux de moutons de pré salé…
- la ville haute, autour de l’église : ville médiévale, maisons anciennes joliment restaurées, beaucoup de charme…
- et au delà de la porte monumentale, le village : maisons simples, quelques fermes, la chapelle des marins… et presque pas de touristes…
A quelques encablures de Saint Valéry, le Cap Hornu : une simple pointe de terre, pas de cap monumental, mais un beau site naturel (un peu fréquenté en été, à voir plutôt hors saison). le chenal et la baie, mais surtout les prés salés, tout mauves en ce moment des « lilas de mer » (nom savant : statice à feuille de lychnis – Limonium lychnidifolium).
Et la ballade du jour se termine au Hourdel : petit port de pêche tout modeste (quelques chalutiers de pêche côtière) ; rien de particulier côté architecture : le « phare » est petit et c’est plutôt une balise, les maisons de pêcheurs datent apparemment des années 50… mais là aussi, la beauté est dans la nature et dans la baie. Sa partie intérieure, vers Saint Valéry et ses méandres de sable et d’eau ; et, une fois grimpé sur le cordon de galets, on découvre l’immensité de la baie, vers le large. Si on a des jumelles puissantes, ou mieux une lunette, on peut apercevoir les phoques sur les bancs de sable.
J’ai été séduit par la lumière du lieu, très douce en cette journée d’août plutôt fraiche, et par les infinies nuances des trois couleurs dominantes dans la baie : le bleu de l’eau et du ciel, le blanc du sable (et des nuages, merci le ciel de traîne) et le vert des prés salés. J’espère avoir capté un peu de la magie des lieux dans mes photos : voir les photos du jour.