Ce week-end, c’est la braderie de Lille ! Tous les lillois le savent et une grande partie des français : la télé l’annonce et la commente largement sur les antennes nationales.

Cela fait plusieurs années que je n’y allais plus, alors qu’elle se déroule à quelques kilomètres de chez moi… Cette année, beau temps, rien de spécial ce weekend… alors je prends mon Nikon et je pars pour la ville. J’y vais à pied, cela fait une bonne balade agréable à travers Lambersart et le Bois de Boulogne, et puis en temps de braderie, la voiture est fortement déconseillée.

Et je ne regrette pas la balade. Comme il faut s’y attendre, beaucoup de monde, mais une foule bon enfant : dans les « bouchons » piétonniers dans certaines allées ou rues, on rigole, on s’adresse aux voisins d’infortune dans la bonne humeur.

Sur les stands des « bradeux », on regarde, on demande des renseignements sur les objets exposés ; pour les objets insolites, on demande à quoi ça sert. Souvent, l’un ou l’autre des chineurs plus âgés (dont je suis) se rappelle qu’il y avait cet objet à la maison : ce panier à linge en osier, cet arrosoir en zinc, cette passoire en fer-blanc, cette machine à calculer manuelle dans la boutique des parents.

J’avais bien sûr quelques billets en poche et mon sac à dos, en « bradeux » qui se respecte : on ne sait jamais, si l’occasion se présente, il faut pouvoir la saisir. Finalement je n’ai rien acheté, les objets qui me plaisaient étant trop encombrants ou à des prix d’antiquaire plus que de braderie. Mais le plaisir est ailleurs : dans l’observation et l’écoute de la foule, des chineurs, dans la découverte des objets, jolis ou incongrus… et dans la photographie. Dans cette foule, pas toujours facile, mais je pense avoir pu saisir en quelques clichés « l’esprit » de la braderie. J’ai saisi aussi quelques uns des « accumulations » ou « amoncellements » d’objets de même nature qui sont le propre des brocantes.

Suivez moi à la braderie !